Archives de la fédération unifiée de la chimie (FUC), 1938-1997

  • Présentation du contenu :

    Le fonds se compose de 1819 articles répartis sur 838 boîtes et 10 pochettes en papier kraft, représentant un volume total de 92,25 mètres linéaires. Le classement de ce fonds suit l'organisation et le fonctionnement général de la fédération. • Dans un premier temps l'instrument de recherche revient sur les statuts et le fonctionnement interne de la fédération de la chimie. A travers les statuts et certains éléments historiques, nous voyons l'évolution de la fédération de 1936 à sa dissolution en 1997. Le fonctionnement interne de la fédération regroupe un ensemble de sujets allant des réunions statutaires aux actions revendicatives en passant par la correspondance, la comptabilité et la gestion du personnel fédéral, l'action de syndicalisation, la formation syndicale et enfin les axes de réflexions fédérales. • La deuxième partie est consacrée au suivi des différentes branches de la fédération (Caoutchouc, Chimie, Papier-Carton, Pétrole, Pharmacie, Plasturgie et Verre). • Trois autres sous parties composent cet ensemble : on y trouve la participation de la fédération aux organisations internationales de la chimie, la prise de position lors de certains évènements historiques (décolonisation et guerre d'Algérie, mai-68, élections politiques) et les publications fédérales. • Les deux dernières parties sont plus petites que les deux précédentes. La troisième traite des organismes de formations que son l'ACTIFE et l'ADEC. La quatrième et dernière constitue une bibliothèque regroupant un ensemble de publications, que ce soient des publications de la FIC-FUC ou des publications d'autres organisations syndicales.

  • Date :

    1908-2001

  • Cote :

    FF/3/1-FF/3/1705

  • Biographie ou Histoire :

    La Fédération Française des Syndicats des Industries Chimiques se forme en 1938, suite à la grève générale de mai - juin 1936. De nombreux syndicats se constituent à cette période. On voit donc entrés à la CFTC, des ouvriers et des jeunes en provenance de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC).

    Il est difficile d'établir l'importance de la fédération à cette époque. En septembre 1939, elle compte 23 syndicats affiliés, regroupant environ 2500 membres.

    Les cinq années de guerre paralysent son développement. Dès la libération, en septembre 1944, elle reprend son activité. Le 3ème congrès fédéral de septembre 1945 décide de l'autonomie de la fédération, effective à partir de janvier 1946. Cette autonomie se concrétise par l'élection d'un conseil et d'un bureau fédéral. La cotisation fédérale est alors de 2 franc par mois et par membre.

    Le développement de la fédération se poursuit dans les mois qui suivent. Ainsi dès fin 1946 on compte 37 syndicats affiliés. A partir d'avril 1946, la fédération participe aux discussions nationales sur l'industrie chimique, au même titre que la CGT, pour les questions de salaires, classifications d'employés, créations de commissions techniques, organismes et délégations.

    En juin 1946, le 4ème congrès fédéral examine à nouveau le problème des ressources. La passe alors à 4 franc par mois et par membre. Au cours de ce congrès, des décisions interviennent sur le développement et l'organisation des syndicats.

    Le 5ème congrès de mai 1947 met à jour les difficultés que traversent la fédération. Des difficultés financières qui s'associent à une grave crise d'effectifs et de militants. C'est dans ces conditions que Raymond Marion accepte le poste de secrétaire général. A partir de 1948, il se lance dans la recherche de militant. Il regroupe des équipes par branches d'industrie et lance un bulletin régulier, Chimie Informations.

    Les congrès fédéraux de 1948, 1949 et 1950 se préoccupent de la progression de la fédération. Ces congrès préparent celui de 1952 au cours duquel des choix importants sont faits, tant dans l'organisation que dans les prises de position. Le congrès fédéral invite notamment les verriers à s'intégrer totalement à la fédération. En effet depuis 1950, la fédération du verre partage le même secrétariat que la fédération de la chimie mais reste néanmoins indépendante. Un désaccord sur les modalités pratiques empêchant l'aboutissement du projet de fusion.

    Le 9ème congrès fédéral de 1954, confirme le développement de la fédération. Le journal La Vie des Industries Chimiques devient l'organe fédéral. Ce journal fut lancé à l'origine par les Syndicats d'Employés des Industries Chimique, du Pétrole, du Caoutchouc et Combustibles de la Région Parisienne. La fédération s'intéressant à ce journal parisien le propose donc comme organe commun à l'ensemble des syndicats.

    En 1955 la fédération des industries chimiques (FIC) conclut un accord avec la fédération CGT de la chimie pour la révision des conventions collectives. Raymond Marion s'exprime en ces termes lors du 10ème congrès fédéral de 1956 :

    "Lorsque nous avons signé ces conventions, nous avons clairement déclaré aux employeurs et en présence des autres organisations que la signature n'est pas la fin de l'action, mais qu'elle représente simplement une étape, une sorte d'armistice et qu'il convient de rechercher l'amélioration des textes."

    En 1962 et 1964, la fédération du verre et celle de la pharmacie se joignent à la FIC. La fusion avec la fédération du verre se réalise concrètement le 1er janvier 1963, avec une phase transitoire pour l'alignement des cotisations. On dénombre à cette période plusieurs autres évolutions dans l'organisation de la fédération.

    En 1960, le rapport rédigé Par E. Maire préconise de décentraliser les taches fédérales (notamment les études techniques sur le travail dans les entreprises), de former des groupes d'études économiques au niveau des trusts et enfin, de mettre au point un plan de travail et de multiplier les collecteurs dans les sections d'entreprise.

    Au congrès fédéral de 1962, de nombreux aménagements portent sur les liaisons au sein d'un même trust : la formation de commissions de branches, pour collecter les données économiques et sociales d'une même branche, et la mise en place d'une liaison syndicale de trust.

    Lors du 17ème congrès fédéral en 1970, le rapport R. Rogé affirme que "les perspectives d'autogestion doivent dès maintenant devenir réalité dans notre vie syndicale et qu'il faut rechercher les structures syndicales les mieux à même de favoriser l'exercice des responsabilités". Il propose que la structure de décision devienne l'unité de base de la fédération.

    Enfin, pour terminer avec les évolutions de cette période, il convient d'aborder la fusion de la FIC avec la fédération de la chimie CGT-FO. En effet en 1963 la fédération CGT-FO des industries chimiques a déclaré publiquement qu'elle était disposée à prendre contact avec les autres fédérations pour envisager l'unification syndicale. Après plusieurs débats internes ponctués de plusieurs désaccords, Maurice Labi, secrétaire général de la Fédéchimie CGT-FO, mis en minorité, est contraint d'entamer avec la CFDT des discussions, qui aboutissent le 23 janvier 1972 à un protocole d'accord.

    En avril 1972, un congrès extraordinaire ratifie la naissance d'une nouvelle fédération. Elle prend le titre de Fédération Unifiée des Industries Chimiques (FUC), dite Fédéchimie et adhère à la CFDT.

  • Histoire de la conservation :

    Rassemblés dans les sous-sols de Montholon puis de Bolivar

  • Accroissement :

    Fonds clos

  • Mode de classement :

    Le classement de ce fonds suit l'organisation et le fonctionnement général de la fédération.

    Dans un premier temps l'instrument de recherche revient sur les statuts et le fonctionnement interne de la fédération de la chimie. A travers les statuts et certains éléments historiques, nous voyons l'évolution de la fédération de 1936 à sa dissolution en 1997.

    Le fonctionnement interne de la fédération regroupe un ensemble de sujets allant des réunions statutaires aux actions revendicatives en passant par la correspondance, la comptabilité et la gestion du personnel fédéral, l'action de syndicalisation, la formation syndicale et enfin les axes de réflexions fédérales.

    La deuxième partie est consacrée au suivi des différentes branches de la fédération (Caoutchouc, Chimie, Papier-Carton, Pétrole, Pharmacie, Plasturgie et Verre).
    Trois autres sous parties composent cet ensemble : on y trouve la participation de la fédération aux organisations internationales de la chimie, la prise de position lors de certains évènements historiques (décolonisation et guerre d'Algérie, mai-68, élections politiques) et les publications fédérales.

    Les deux dernières parties sont plus petites que les deux précédentes. La troisième traite des organismes de formations que son l'ACTIFE et l'ADEC. La quatrième et dernière constitue une bibliothèque regroupant un ensemble de publications, que ce soient des publications de la FIC-FUC ou des publications d'autres organisations syndicales.

  • Conditions d’accès :

    Conditions d'accès

    Les délais de communication sont les suivants:

    Publications et ouvrages publiés et diffusés à l'extérieur : immédiatement communicable.
    Fonds personnels et interviews de militants : communicable selon les modalités définies dans le contrat de don ou de dépôt. Par défaut, communicable selon le régime de principe des archives interfédérales
    Documents produits par la fédération : communicable après 25 ans (régime de principe).
    Documents relatifs aux affaires portées devant les juridictions : communicable après 75 ans.

    Il est possible de demander une dérogation pour la consultation des archives dont le délai de communicabilité n'est pas encore atteint. Les demandes doivent être adressées aux Archives.

    Conditions de reproduction

    Toute reproduction fait l'objet d'une autorisation préalable soumise à la condition du respect de la bonne conservation des documents. Sont exclus de la reproduction les documents consultés par dérogation, ceux sur lesquels s'exercent des droits d'auteur, et ceux dont l'état de conservation empêche l'usage des procédés de reproduction.

    L'usage d'appareils photographique est autorisé. La prise de vue par le consultant est autorisée sous réserve de ne pas nuire à la conservation du document et de ne pas occasionner de gêne pour les autres consultants.

  • Existence et lieu de conservation des originaux :

    Archives interfédérales CFDT