Mines et métallurgie

Une grande partie des journaux et bulletins de la Fédération nationale des mines (1920-1984), de la Fédération générale de la métallurgie (1921-1984) puis de la Fédération générale des mines et de la métallurgie (depuis 1984) a été numérisée récemment. 

HISTORIQUE DE LA FEDERATION GENERALE DES MINES ET DE LA METALLURGIE

La Fédération Générale des Mines et de la Métallurgie regroupe les syndiqués des secteurs des mines, de la sidérurgie, de l'industrie automobile et des garages, de la construction navale, de l'industrie aéronautique, de l'énergie nucléaire, de la construction électrique et électronique, de l'informatique, de la mécanique, des machines-outils, du matériel de travaux publics...

Pendant près de 65 ans, les fédérations des mines et de la métallurgie ont des existences distinctes. La Fédération des Mines apparaît en 1921 sous le nom de Fédération Française des Syndicats du Sous-Sol et Similaires. La Fédération Française des Syndicats Professionnels de la Métallurgie et Parties similaires naît le 22 mai 1920 ; ses statuts sont déposés à la Préfecture de la Seine en juin 1921. Cette fédération ouvrière est dirigée par le syndicat parisien de la métallurgie mais fonctionne très difficilement jusqu'en 1925. Dans les années 1920 et 1930, les syndicats du Nord, d'Alsace-Lorraine, de Franche-Comté, de l'estuaire de la Loire et du département de la Loire constituent les points forts de la fédération. Avec le Front Populaire, la fédération se développe aussi dans d'autres régions (Lorraine, Champagne, Normandie, Bourgogne, Lyonnais, Savoie...) et acquiert un véritable caractère national. En 1937, le renforcement se poursuit : au-delà des créations de syndicats chrétiens de la métallurgie dans l'ensemble du pays, le Syndicat Général des Agents de Maîtrise de la Métallurgie et le Syndicat féminin de la Métallurgie de Paris demandent leur rattachement à la Fédération de la Métallurgie. Les prémices d'une fédération d'industrie apparaissent.

Mais ce n'est qu'après la libération que la fédération s'affirme véritablement comme une organisation de poids dans la CFTC. Sous l'égide d'une nouvelle génération de dirigeants (Charles Savouillan, Joseph Botton, Gilbert Declercq, René Mathevet, Jean Lannes, Eugène Descamps...) - dont certains appartiennent aussi au groupe Reconstruction -, la Fédération de la Métallurgie défend l'ouverture de la centrale et le syndicalisme d'industrie. Dès le début des années 1950, plusieurs syndicats d'employés de la métallurgie s'affilient à la Fédération de la Métallugie, démontrant ainsi leur volonté de créer de véritables fédérations professionnelles. La fédération participe à de nombreuses grèves, favorise la mise en place d'un réseau d'unions régionales métaux sur tout le territoire et développe le poids de ses branches. En 1961, elle est devenue la première organisation de la CFTC et fournit à la Confédération son premier secrétaire général ouvrier.

Au moment du passage de la CFTC à la CFDT en 1964, quelques syndicats du Nord et de l'Est refusent l'évolution mais la grande majorité des syndicats de la métallurgie l'acceptent. Les nouveaux statuts de la Fédération Générale de la Métallurgie (FGM) attestent de cette transition. En revanche, les trois-quarts des mineurs font scission et maintiennent la fédération CFTC. Les faibles effectifs de la nouvelle fédération CFDT des mineurs couplée aux difficultés grandissantes de l'exploitation minière dans les années 1970 poussent au regroupement des deux organisations. La Fédération de la Métallurgie et la Fédération des Mines fusionnent officiellement en mai 1984 : c'est la naissance de la Fédération Générale des Mines et de la Métallurgie (FGMM).

 

 

COLLECTIONS NUMERISEES

Les titres numérisés sont également accessibles par le moteur de recherche. Dans les pages de cet onglet vous sont présentés les liens directs vers les exemplaires numérisés, au numéro.

 

Fédération nationale des mineurs

  • L’Echo des Mines (1947-1949) : journal mensuel de la Fédération des Syndicats Chrétiens Ouvriers et Employés des Mines.

  • Syndicalisme spécial Mineurs (1965) : journal de la Fédération des Mineurs, supplément à Syndicalisme Hebdo.

  • Le journal du Mineur (1975-1997) : journal de la Fédération Nationale des Mineurs (siège à Douai) puis de l'Union fédérale des Mineurs (siège à Freyming-Merlebach).

Fédération générale de la métallurgie, puis Fédération générale mines et métallurgie

  • La Voix des métaux (1946-1984) : journal de la Fédération Française des Syndicats de la Métallurgie puis de la Fédération Générale de la Métallurgie. Devient La Voix des Mineurs et Métallurgistes en 1985.

  • La Voix des mineurs et métallurgistes (1985-1997) : journal de la Fédération Générale des Mines et de la Métallurgie encarté dans CFDT Magazine. Prend la suite de La Voix des Métaux en 1985.

  • Bulletin du militant : s'appelle Aux militants de 1947 à août 1958. De 1976 à 1981, il paraît en alternance avec BM Hebdo. Il donne des informations politiques et économiques générales, les positions syndicales et des informations pratiques (conventions collectives, salaires...) pour permettre le travail des sections.

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN

GEORGI Frank, Soufflons nous-mêmes notre forge : une histoire de la fédération de la métallurgie CFTC-CFDT, 1920-1974, Paris, Editions ouvrières, 1991, 191 p.

Voir aussi la bibliographie du site internet.